Notre action | L'Association | News | Rwanda 2006 | Bulletin d'adhésion | Les Gorilles | Découverte | Liens | Contact
Les Gorilles

Il existe plus de deux cents espèces de singes. Parmi elles, les grands singes ou anthropoïdes (c’est-à-dire « presque humains »), ceux qui nous ressemblent le plus, sont particulièrement passionnants. Ils fascinent au point qu’un jour Diane Fossey eut, de son propre aveu, la certitude d’avoir franchi la barrière séparant l’homme du singe… Elle estimait que le gorille de montagne, l’une des sept espèces rares découvertes au début du siècle dernier, serait sans doute amené à disparaître dans un proche avenir si rien n’était fait pour sa protection.

Pourrons-nous empêcher la disparition de ce chaînon qui relie l’homme à son passé ?

HISTORIQUE

Bien que signalés en Afrique déjà dans l’antiquité par le navigateur carthaginois Hannon, au Vème siècle avant notre ère, les gorilles sont restés ignorés du monde extérieur jusqu’à la moitié du siècle dernier. On parlait alors d’hommes velus, violents, violeurs et anthropophages ! Aussi, lorsqu’en 1758, le naturaliste suédois Carl von Linné eut l’audace de classer l’homme avec les « singes » dans l’ordre des primates, son initiative fut considérée comme une atteinte à la dignité de notre propre espèce et une offense aux lois de l’église. Il n’a voulu que souligner la place supérieure que l’homme et le singe occupent dans le règne animal. Toutefois, rien de fondamentalement incompatible, tout en sachant que l’homme ne descend pas du singe en tant que tel : il n’a pas été gorille ou chimpanzé avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, mais a partagé avec ces grands singes, dans un passé très lointain, des ancêtres communs.

Il se trouve qu’un jour, ces derniers se sont séparés. Cet événement crucial était pendant longtemps attribué au départ des ancêtres de l’homme de la forêt vers les savanes où, imaginait-on, en l’absence des arbres dans lesquels ils avaient jusqu’alors l’habitude de grimper à l’instar de leurs cousins singes, ils se sont redressés pour devenir des bipèdes de plus en plus habiles et de plus en plus intelligents, sans quoi ils n’auraient pas survécu dans un environnement hostile. Restés, eux, dans le confort de la forêt, les futurs gorilles et chimpanzés n’auraient pas été stimulés par la nécessité de s’adapter à un environnement entièrement neuf et n’auraient donc pas connu une évolution qualitative semblable.

Aujourd’hui, cette hypothèse est considérée comme simpliste et les scientifiques admettent que la divergence s’est produite dans des conditions et pour des raisons mal élucidées. On sait en revanche que les grands singes nous sont encore plus proches qu’on ne le pensait autrefois : c’est surtout le cas du chimpanzé avec lequel nous partageons 99 % du patrimoine génétique (2 à 3 % de plus qu’avec les gorilles).

Une ou deux espèces de gorilles ?

Le gorille est le plus grand et le plus lourd de tous les primates. On pensait que tous les gorilles appartenaient à la même espèce divisée en trois sous-espèces ou races géographiques (gorille de plaine occidental, gorille de plaine oriental et gorille de montagne) mais les généticiens ont récemment proposé de les séparer en deux espèces distinctes, celles de gorilles occidentaux et orientaux.

Le gorille occidental (Gorilla gorilla) comprend deux sous-espèces :

  • Le gorille de plaine occidental (Gorilla gorilla gorilla) est le gorille le plus répandu. Sa population est estimée entre 40.000 et 80.000 individus. Il vit dans les forêts humides de l’ouest de l’Afrique équatoriale (Cameroun, Gabon, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, République Centrafricaine). 99% des gorilles présentés dans les zoos appartiennent à cette sous-espèce. Il est plus petit que le gorille de montagne et son pelage est plutôt brun.
  • Le gorille de Cross River (Gorilla gorilla diehli), quasiment inconnu, est en revanche le gorille le plus rare, plus menacé encore que le célèbre gorille de montagne. Quelque 250 individus de cette sous-espèce à morphologie quasi identique à celle des gorilles de plaine « ordinaires » survivent dans une zone montagneuse restreinte de part et d’autre de la frontière du Nigeria et du Cameroun.

 

Le gorille oriental (Gorilla beringei) comprend deux sous-espèces, sinon trois, selon cette classification nouvelle :

  • Le gorille de montagne (Gorilla beringei beringei) comprend deux populations séparées géographiquement (25 km environ) depuis plusieurs centaines d’années : l’une dans le massif des Virunga (massif volcanique à cheval sur le Rwanda, le Congo et l’Ouganda), et l’autre dans la forêt impénétrable de Bwindi en Ouganda ; certains généticiens estiment que les gorilles ougandais méritent d’être considérées encore comme une sous-espèce à part, mais aucun nom scientifique n’a encore été proposé pour elle. Ce sont les gorilles de montagne très menacés (quelque 600 spécimens, aucun en zoo) qu’a étudié Dian Fossey. Ainsi, au fil des ans, le gorille de montagne est devenu scientifiquement le mieux connu de tous. Végétarien, il vit de préférence à terre. Il a des poils plus longs et plus noirs, des mamelles plus importantes, un tronc plus large, une crête sagittale plus prononcée, un palais plus allongé, des bras plus courts, des pieds et des mains plus petits et plus larges.
  • Le gorille de plaine oriental (Gorilla beringei graueri) vit au Congo-Kinshasa, dans les forêts de l’est jusqu’au versant ouest de la Rift Occidental. D’abord considéré comme le gorille de montagne égaré en basse altitude, une étude plus minutieuse a permis de déceler des différences morphologiques qui concernent principalement la pilosité, la forme du crâne et la taille des membres. On en dénombrait il y a quelques années encore quelque 17.000, mais leur nombre serait tombé à moins de 4.000 en raison des conséquences de la guerre fratricide au Rwanda voisin.
  • Principales caractéristiques : mammifère quadrupède, son poids peut atteindre jusqu’à 200 kilos (contre deux kilos à la naissance), soit deux fois plus qu’une femelle (record en captivité, 350 kilos !), la taille jusqu’à 1,80 m. Le pelage dépend du sexe et de l’âge, généralement noir mais les adultes ont le dos nettement gris argenté. Reproduction lente : 5 à 6 jeunes par femelle. Longévité : 20 à 30 ans.


GENERALITES :

Les gorilles vivent en groupe avec à leur tête un mâle adulte appelé « dos argenté ». Ils passent la majeure partie de son temps au sol. Seuls les plus jeunes s’aventurent dans les arbres, à quelques mètres seulement au-dessus du sol pour jouer ou dormir. La composition de ces groupes varie selon les naissances, les morts, l’arrivée ou le départ de certains membres. Une famille type comporte huit à neuf individus. La différenciation des membres du groupe se fait d’abord par la taille et l’aspect général. Mais c’est plus particulièrement par la forme des narines que l’on peut les distinguer entre eux. Chaque gorille a un faciès qui lui est propre. Les femelles ont un énorme ventre et des seins flasques. Elles pèsent moins de cent kilos. Leurs canines sont moins longues et leur crâne plus arrondi que celui des mâles car chez elles, la crête occipitale est inexistante.

Les gorilles de montagne calquent leur rythme de vie sur celui du soleil. C’est ainsi que compte tenu de la position équatoriale de leur aire de répartition, leur sommeil est d’environ 12 heures. Au lever du soleil, on les trouve couchés dans leur nid, construit dans la basse végétation. Chaque nid ne sert qu’une seule fois. Les gorilles sont des nomades qui se déplacent constamment à la recherche de leur nourriture composée à 95 % de végétaux.

LES CHARGES

Le gorille n’attaque que très rarement et se contente généralement d’impressionner l’adversaire, en se donnant des coups sur la poitrine ou en émettant de grands cris qui transpercent la forêt.

Les charges factices :

Les charges factices telles qu’on peut en voir dans les différents documents, bien qu’impressionnantes, n’ont pour seul but que d’éloigner les intrus qu’ils soient hommes, gorilles ou autres animaux. Mais il convient pour l’homme qui le côtoie dans son milieu naturel, de se familiariser avec ces différentes phases préfigurant la charge. Ces charges d’intimidation peuvent prendre fin à tout moment. Le gorille ne se bat pas et l’on parle alors d’un « bluff ». Ces manœuvres suffisent généralement à éviter les combats. Le cas échéant, le gorille ne s’acharne jamais sur sa victime et poursuit sa route dès la fin des hostilités.

Les différentes phases :

    1. Le chef du groupe, un mâle à dos argenté, commence par se redresser
    2. Il semble hésiter, porte quelques feuilles à sa bouche sans toutefois perdre de vue son adversaire
    3. Après cet instant d’indécision, il arrache des herbes ou des branches qu’il projette en l’air et autour de lui
    4. Il se frappe la poitrine avec les mains ouvertes, à un rythme rapide et intermittent, ce qui constitue un signal d’alarme ou d’excitation
    5. Il émet un cri extrêmement bruyant, souvent caché derrière l’épaisse végétation
    6. Il marche en biais ou de front, tout en continuant à ramasser des végétaux. Enfin, il frappe rageusement le sol (dans leur fuite, les gorilles effrayés sont pris de crises de diarrhée)

La charge réelle :

Elle n’intervient que lorsque le gorille a peur ou pour défendre sa famille. Généralement, elle est la conséquence (quand l’homme en est la victime) d’une mauvaise approche. La charge se conclut par une morsure au bras ou à la cuisse. Dans tous les cas, la vie de l’homme n’est pas en danger.

Comment approcher un groupe de gorilles ?

Il existe une « technique » simple pour s’intégrer au sein d’un groupe de gorilles. Il faut d’abord s’armer de patience car bien qu’il existe des groupes habitués aux touristes, il convient de respecter scrupuleusement les consignes des guides pour éviter une réaction du mâle dominant. Ayez toujours à l’esprit qu’un mâle à dos argenté vous observe discrètement à l’abri d’une épaisse végétation. Ne provoquez pas sa colère car il veille à la sécurité de ses protégés. Nous nous sommes invités sur leur territoire, à nous d’en respecter les règles.

 

Les règles d’approche :

  • Ne pas faire de bruit (marcher en silence)
  • Ne pas faire de gestes brusques
  • Parler à voix basse
  • Les déplacements à l’intérieur du groupe doivent être réduits et lents
  • Ne pas toucher les gorilles pour prévenir toute transmission de maladies
  • Ne pas intervenir dans leurs activités
  • Ne pas retenir les plus jeunes qui peuvent se montrer curieux
  • Ne pas fixer les singes du regard (les gorilles sont timides et le regard comme chez l’homme constitue une menace)
  • Marcher courber car la station debout effrayerait les singes
  • Ne pas manger en leur présence, ne pas fumer
  • Si besoin pressant, creuser un trou et enterrer les déjections
  • En cas de charge du mâle dominant, ne jamais fuir. Adopter une position de soumission

Si vous respecter ces quelques règles, vous aurez toutes les Chances de vivre une rencontre inoubliable…



Photographier les gorilles

La faible luminosité que l’on rencontre dans les forêts du parc des volcans est due aux pluies fréquentes. Le temps y est particulièrement instable. Une masse nuageuse recouvre régulièrement les sommets. Ajouter à cela, une épaisse végétation et des zones sombres de bambous fréquentées par les gorilles.

Conseil photos :
Emporter des pellicules de 200 à 400 ASA, sinon un appareil numérique avec une sensibilité semblable.



Comment vous rendre au Rwanda :

Formalités : passeport avec visa + carnet de vaccinations
Contact Ambassade du Rwanda – 12, rue du Jadin – 75007 PARIS (Tél. 01.42.27.36.31 – Métro Monceau – de 10h00 à 13h00)

Vaccin : fièvre jaune + traitement contre le paludisme (Lariam 250 mg)

Langues : français – anglais.

Climat : tempéré, très favorable aux européens.

Vêtements : chaussures montantes, pantalons en toile, chemises à manches longues, paire de gants, gourde, imperméable en toile solide et sac à dos rigide.

Compagnies aériennes : KLM, Brussels Airlines, Ethiopan Airlines...

Déplacements : voiture de location ou Taxi-brousse (pas cher)

Visite des gorilles : 500$ par personne et par jour de visite

Réservations :
Ecrire à O.R.T.P.N. (Office Rwandais du Tourisme et des Parcs Nationaux) - B.P. 905 - Kigali - RWANDA - Afrique.
Email : ortpn@rwanda1.com
Tél. : 00.(250). 76514, 76515, 73396
Fax. : 00.(250). 76512

Certaines agences de voyage proposent un circuit qui inclut la visite d’un groupe de gorilles. Renseignez-vous !

Si vous choisissez d’être indépendant et de vivre pleinement «l’Aventure », il vous suffit de prendre un billet d’avion aller-retour, puis de réserver sur place la visite aux gorilles.

Arrivée à KIGALI (la capitale)

Prendre un Taxi à l'aéroport jusqu'à l'hôtel Beauséjour (Tél./fax : 00.250.82.601 ou encore Chez Lando où vous passerez la première nuit. Si vous n'avez pas réservé votre visite chez les gorilles, rendez-vous dans les bureaux de l'ORTPN (Office Rwandais du Tourisme et des Parcs Nationaux) situés en centre ville, derrière l'hôtel des Mille collines.

Se rendre ensuite à la ville sous-préfecture de Ruhengeri (Parc National des Volcans) par Taxi « brousse » ou avec un véhicule de location. Distance : 100 km.

A RUHENGERI :

Hébergement : hôtel MUHABURA (bon rapport qualité-prix) ou GUEST-HOUSE (Village de KINIGI – Parc des Volcans).

Il existe plusieurs possibilités d'excursions dans le parc National des volcans (visite de certains volcans dont le Visoke et son magnifique lac de cratère, la tombe de Diane Fossey ....). S'adresser au bureau de l'O.R.T.P.N. à Kinigi.

A visiter également :

  • la forêt de Nyungwe et ses chimpanzés (hébergement sur place)
  • le Parc National de l'Akagera et sa faune africaine (Hôtel Akagera)


Association Française pour la Protection des Gorilles et autres Primates.
Président fondateur : Fabrice MARTINEZ
Association GORILLA - B.P. 131 - 26702 PIERRELATTE CEDEX
Tél. 06 86 96 51 57 - www.gorilla.fr - contact@gorilla.fr

Avec l'aimable collaboration du GROUPE GAMMA