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par des actions concrètes
pour les gorilles...

Lutte anti-braconnage au PNV
Distribution des uniformes

C'est une tradition désormais que la remise d'équipements aux personnels chargés de la lutte anti-braconnage. Cinquante gardes du Parc National des Volcans ont bénéficié d'un nouvel uniforme complet supportant la marque de Gorilla-France (pantalon, tee-shirt, chemise, blouson imperméable, bob). Sur ces hauteurs, le climat et le relief mettent à rude épreuve ces hommes et leurs équipements. D'où la nécessité de renouveler régulièrement ce type d'opération.

Signature officielle d'un Mémorandum
de collaboration entre le RDB et GORILLA

Le 24 février 2004 restera comme une date importante puisque qu'elle concerne la signature d'un mémorandum de collaboration entre le RDB (Rwanda Development Board) et l'association Gorilla. Les deux parties s'engagent à collaborer activement pour promouvoir toute initiative visant à assurer la conservation des gorilles de montagne et de leur habitat. Ainsi, le RDB reconnaît officiellement que l'association Gorilla a une longue expérience dans la mobilisation des ressources destinées à appuyer des initiatives de conservation des gorilles de montagne et ce, depuis 1986.

Un mur de pierres
pour marquer les limites du Parc National des Volcans

Pour interdire aux buffles de s'intéresser de trop près aux cultures, le Rwanda a pris certaines initiatives et imité son voisin ougandais en réalisant un mur de pierres de 25 km de long sur les limites du parc National des volcans. Cette construction de 1,2O m de hauteur, sur autant de largeur, présente un double avantage. Elle rassure les paysans qui n'ont plus à se plaindre des dégâts nocturnes occasionnés par ces grands herbivores. Enfin, elle marque une fois pour toute les limites du territoire protégé. Ainsi, plus question pour les paysans de grignoter encore et toujours sur la superficie du parc national. A terme, ce mur aura franchi les frontières pour marquer de façon claire et définitive les contours du territoire des derniers gorilles de montagne.

Les braconniers repentis

Encore une initiative remarquable de notre ami Charles Nsabimana, spécialiste de la faune et conservateur-adjoint au PNV. Avec son enthousiasme habituel, ce Rwandais né au pied des volcans, passionné par les gorilles, a entrepris de convaincre les braconniers du secteur de déposer leurs armes et de se consacrer désormais à des activités strictement légales. Il fallait oser. Pari réussi. Convaincus à force de rencontres, de nombreux braconniers des villages environnants et autres coupeurs de bois ont accepté d'avouer leur délit et de bénéficier ainsi d'une amnistie générale. En contrepartie, et après avoir obtenu toutes les garanties nécessaires, le RDB et Gorilla ont décidé de les soutenir dans leur projet de développement rural, notamment par l'achat de graines d'agriculture pour de nouvelles cultures.

par des actions concrètes
auprès des populations locales...

Distribution de matériels scolaires

Il y avait foule à l'école Visoke pour accueillir les membres de Gorilla et les autorités de l'le RDB venus sensibiliser les enfants et leurs familles installées sur la périphérie du Parc National des Volcans. Le volet sensibilisation est jugé essentiel pour s'assurer le soutien des populations autochtones dans le programme de protection des gorilles de montagne du Rwanda. Les enfants représentent l'avenir du pays. Rien ne se fera sans eux. Il existe 20 écoles dans le secteurs frontaliers du PNV. La moyenne des élèves par école est de 947. Seuls ceux qui auront répondu avec succès aux questions présentées sous la forme d'un “quiz” sur les gorilles et la foret des volcans se sont vus remettre des mains du président de Gorilla un cartable avec son contenu. Toutefois, l'ensemble de ces établissements a été concerné par cette action puisque chacun dispose à présent d'un globe terrestre géant, d'un ballon de football et de volleyball, du matériel géométrique (compas, équerres, late), etc.

 
Urgence pour
la sauvegarde
des derniers
grands singes

Le verdict des scientifiques est sans appel : sans mesures draconiennes prises rapidement, les grands singes seront privés avant 2030 des neuf dixièmes de leur habitat naturel et, pour assurer la survie de ces plus proches parents de l'homme, il faut trouver 25 millions de dollars auprès de la communauté internationale.Telle est la conclusion d'un groupe d'experts qui se sont réunis à Paris, sous les auspices de l'UNESCO et du PNUE (Programme des Nations unies pour l'Environnement), afin de définir une "Stratégie de conservation mondiale des grands singes" (chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans).
Cette initiative a été lancée par le Projet pour la survie des grands singes (Great Apes Survival Project, GRASP) du PNUE. La réunion a adopté un document pour permettre de "réfléchir globalement et agir localement", a résumé Samy Mankoto, expert de l'UNESCO et spécialiste des réserves africaines de biosphère.

En théorie considérées comme des espèces menacées d'extinction, les grands singes bénéficient aujourd'hui d'une protection totale au plan légal. Mais en réalité, ils font toujours l'objet d'un braconnage intense, et leur viande est vendue sur de nombreux marchés africains (sous le nom de viande de brousse). Les bébés chimpanzés ou gorilles sont récupérés par les chasseurs et proposés comme animaux de compagnie. Plus généralement, la menace vient de la destruction du milieu naturel de ces primates, comme d'ailleurs de nombreuses autres espèces animales.

Si la construction de routes, les sites d'exploitation minière et d'autres infrastructures se poursuivent en Afrique au rythme actuel, préviennent les auteurs d'un récent rapport établi pour le PNUE, "The Great Apes - The Road Ahead (Les grands singes : le chemin à faire)", moins de 10% de l'habitat forestier des grands singes encore existant restera "relativement intact" en 2030.

Alors qu'aujourd'hui 28 % environ, soit quelque 204.900 km2, de l'habitat des gorilles en Afrique équatoriale peuvent être classés comme relativement peu touchés, ce chiffre passerait ainsi en 2030 à 69.900 km2, soit à 10 %.
“Pour l'éviter, il nous reste peut-être vingt ans à travailler", estime Ian Redmond, responsable du soutien technique au GRASP.


Ce que vous pouvez faire ?

En Afrique équatoriale, on déboise pour nous. Et on n'abat pas seulement des arbres. A la destruction folle des forêts s'ajoute un commerce illégal : on y tue tous les animaux comestibles, y compris les espèces protégées comme les chimpanzés ou les gorilles. Le long des nouvelles routes faisant saigner les forêts, les campements d'ouvriers et les villes sont apprisionnées par de « la viande de brousse ». Tuerie, braconnage légalisé auquel il faut mettre un terme définitif. En Afrique équatoriale, ce sont des compagnies européennes – et surtout françaises ! - qui tirent les ficelles, exportant 87% du bois vers notre continent. Détruire la forêt, c'est faire disparaître des milliers d'espèces animales et végétales, c'est tuer des millions d'animaux et permettre à la « civilisation » d'arriver en plein coeur d'une nature encore vierge. Dans ce contexte gravissime, la France est partout : deuxième exportateur de bois africain après le Royaume-Uni, mais largement première pour ce qui vient du Gabon, du Congo et du Cameroun.

On trouve des bois exotiques un peu partout : à Paris, dans la Bibliothèque Nationale de France, dans les trains « Eurostar » et hélas, chez chacun d'entre-nous ou presque ! De nombreux meubles dans tous les magasins, mais aussi les fenêtres, contreplaqués ou autres produits, souvent très banals et anodins, sont faits de bois exotiques.

Aussi, pour sauver la forêt tropicale et les grands singes, regardez bien d’où vient la matière première du produit en bois que vous envisagez d’acquérir et suivez ce conseil : n'achetez plus de bois exotique !


Association Française pour la Protection des Gorilles et autres Primates.
Président fondateur : Fabrice MARTINEZ
Association GORILLA - B.P. 131 - 26702 PIERRELATTE CEDEX
Tél. 06 86 96 51 57 - www.gorilla.fr - contact@gorilla.fr

Avec l'aimable collaboration du GROUPE GAMMA